Axe éthique du Big data par Berger-Levrault

Axes technologique, juridique et éthique du Big data par Berger-Levrault
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Big data : axe éthique

La confiance dans le Big data

Selon vous, la confiance des citoyens dans le Big data est la clé. Comment pensez-vous faciliter cette confiance des citoyens ?

Depuis 2012, Berger-Levrault cherche à rendre service aux citoyens dans ces changements de paradigmes sur la donnée au travers de travaux de recherche et d’innovations sociétales avec le BL institut. Depuis plus de deux ans maintenant, nous travaillons avec un conseil scientifique de personnalités externes pour mieux appréhender les transformations du digital sur la notion de confiance. Nous nous interrogeons sur les impacts de la culture des données sur les usages sociaux-économiques des projets Big data. La définition de la confiance, et du cadre de la confiance sociale, sont centrales aujourd’hui. La confiance est une prise de risque mesurée : l’anonymisaton des données ou encore la sécurité distribuée par blockchain jouera un rôle primordiale dans la construction du Big data de demain. 

Comment arriver à faire confiance aux traitements de données de manière systématique et massive ?
En seulement 10 ans, notre société est passé d’analyses syntaxiques sur le web par text mining, à des systèmes de recommandations, pour arriver aujourd’hui jusqu’à des  moteurs comportementaux prédictifs. Nos futurs choix et décisions seront de plus en plus anticipés par ces intelligences artificielles. L’objectif est de développer les solutions de Berger-Levrault dans un processus d’amélioration continue avec ce concept de “privacy by design” évoqué  précédemment. En recentrant l’humain au cœur de la problématique, nos solutions de demain liées au domaine de la santé, ou aux bases de données de l’état civil, n’en seront que mieux perçues par les citoyens.

Prospective sur le Big data

Pour conclure quels sont les grands chantiers à venir sur cette thématique de confiance ? Quelles sont vos prospectives sur l’évolution de l’encadrement du Big data chez Berger-Levrault ?

D’un point de vue technique et juridique, la gestion et la sécurisation des API sera cruciale demain en mettant des cadres de confiance sur les données y transitant. Dans une poursuite de ces travaux Big data vers l’intelligence artificielle, c’est aussi le concept de « raison computationnelle » que nous appréhendons en définissant les manières d’auto-apprentissage des puissances de calcul neuronales à partir des données mises à leur disposition. De nombreux rapports internes ont déjà été édités sur les thématiques connexes de sécurité des traces dans les logiciels ou encore d’intelligence économique. Nous publierons prochainement une partie de ces travaux pour les faire connaître au plus grand nombre et faire avancer ainsi la science.

Les lois sont structurantes mais un certain nombre de points sont encore au stade  de la réflexion sur leurs éventuels besoins d’être légiférés. Par exemple, la régulation des algorithmes prédictifs est une des prochaines étapes selon nous, car le Big data, c’est avant tout la valorisation des données grâce à ces algorithmes. La loi Informatique et Libertés interdit à ce jour la prise de décision sur un traitement automatique. Un encadrement numérique des algorithmes arrivera sous moins de 5 ans et les entreprises et administrations devront permettre un droit d’opposition au profilage numérique et une obligation de transparence sur le traitement algorithmique. Cette question se pose déjà par des intellectuels comme Antoinette Rouvroy qui est l’une des premières à s’être penchée sur la question du pouvoir des données en élaborant le concept de « gouvernementalité algorithmique ». La loi sur le renseignement qui prévoit des algorithmes pour détecter les comportements suspects en est un des premiers exemples.

Pour finir sur un message positif, j’invite tous les dirigeants et autres éditeurs de logiciels de continuer à investir et à trouver des nouvelles solutions Big data. « La France sera pionnière en la matière comme nous l’avons toujours été. Notre culture des Lumières et notre caractère humaniste nous permettra de prendre de l’avance comme toujours pour le bienfait des citoyens. » conclut alors Mustapha Derras.

Cet interview a été réalisée avec les propos recueillis auprès de Mustapha Derras (Research and Innovation Executive Director), Stéphanie Le Strujon (Juriste-Chargée de mission au BL Institut) et Valérie REINER (Directrice des Relations et Partenariats institutionnels) chez Berger-Levrault.

A propos de Berger-Levrault :

Berger-Levrault propose aujourd’hui une offre unique à l'usage du monde public et de la santé en coordonnant plusieurs métiers : éditeur de logiciels, editeur de contenus réglementaires, prestataire de services, hébergeur informatique et fournisseur de matériel, systèmes & réseaux. Berger-Levrault exporte son savoir-faire à l’étranger, notamment en Europe, en Afrique du Nord et sur le continent Nord-Américain. 

Berger-Levrault en chiffres :

  • 50 000 clients
  • 1 400 collaborateurs
  • 126 M€ CA (75% en France - 25% à l'international)
  • 12ème éditeur de logiciels français

A propos de E.enfance :

E.enfance est un service citoyen proposé aux administrations publiques locales pour simplifier et sécuriser la gestion des services scolaire, périscolaire et petite enfance. E.enfance est l’équivalent d’un guichet de services - accessible 24h/24 et 7J/7 -  qui intègre toutes les informations liées aux enfants pour les centraliser dans un portail extranet. Les parents peuvent ainsi consulter leur compte-famille, visualiser et modifier leurs données, notifier les absences et payer en ligne leurs factures.
Retrouvez l’éventail de fonctionnalités d’E.enfance dans appvizer : petite enfance, carte scolaire et inscription, restauration scolaire, accueil périscolaire, transport, accueil de loisirs...

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