10 conseils à suivre pour trouver des investisseurs et financer son projet d’entreprise

10 conseils à suivre pour trouver des investisseurs et financer son projet d’entreprise

Comment trouver des investisseurs ? Si certains entrepreneurs ont trouvé un financement au France Digitale Day, l’événement qui favorise la rencontre entre startups et investisseurs, vous pouvez trouver de l’argent et combler votre besoin par d’autres moyens. Il est possible de financer votre idée et la lancer en vous adressant aux Business Angels, aux banques, à vos proches, à une agence de notation, à une société de capital-investissement, solliciter un prêt d’honneur ou encore participer à un concours. Afin de vous aider à choisir le meilleur financement, voici 10 conseils pour trouver des investisseurs :

Conseil n°1 : regarder la vidéo qui dévoile 10 erreurs à ne pas commettre

Partenaire officiel du France Digitale Day pour l'édition 2018, appvizer a recueilli en vidéo les impressions de dirigeants et de dirigeantes de startups en leur demandant les erreurs fatales à ne pas commettre lorsqu’il s’agit de s’adresser à des investisseurs.

Écoutez leurs réponses riches d’enseignements en visionnant la vidéo suivante :

Note : cette vidéo rassemble des extraits de plusieurs interviews. Chaque entrepreneur a en effet participé à une interview disruptive en vidéo.

Conseil n°2 : trouver de l’argent auprès de particuliers, la Love Money

Le terme Love Money désigne les fonds qu’un entrepreneur va chercher dans son cercle proche : la famille, les amis, ou encore des particuliers de confiance.

Ce sont les premières personnes auxquelles s’adresser pour trouver des investisseurs : l’entourage proche est plus enclin à vous faire confiance, vous donner un coup de pouce pour démarrer.

Bien évidemment, ces personnes vous demandent de vous expliquer votre projet, les raisons de son succès et doivent également être rassurées dans votre capacité à mener le gouvernail avant de vous donner de l’argent.

C’est par ailleurs un excellent entraînement pour présenter son pitch et argumenter auprès de personnes bienveillantes avant de s’adresser à des investisseurs plus difficiles à convaincre.

Vous détenez un argument pour appuyer votre discours et décrocher la Love Money : la fiscalité en France permet de déduire les investissements effectués dans le capital d’une société de ses impôts. L’auteur de cet article en a d’ailleurs bénéficié il y a quelques années, à hauteur de 25%.

Par principe moral, il est important d’avertir vos proches en cas d’échec, car leur argent peut être perdu : une excellente raison de "bétonner" son projet, en commençant pas son business plan.

Conseil n°3 : participer à un concours pour gagner des fonds

Certains porteurs de projet ou créateurs d’entreprise participent à des concours, séduisent le jury et se voient attribuer une enveloppe budgétaire pour développer leur société.

Les avantages du concours :

  • pouvoir gagner de l’argent sans devoir rendre des comptes à quiconque,
  • se faire connaître, développer l’image et la notoriété de son entreprise,
  • un excellent entraînement pour gagner en assurance en présentant son pitch.

Inconvénients :

  • la somme récoltée ne suffit pas à pérenniser un projet la plupart du temps, elle représente plus un coup de pouce ;
  • tous les concours ne sont pas ouverts à tout type de projet et la sélection est rude.

Vérifiez bien si le jeu en vaut la chandelle avant de participer à un concours et posez-vous la simple question : que vais-je y gagner ?

Si on peut ne pas devenir le grand gagnant, il est toujours utile de tirer des enseignements de sa participation et de donner de la visibilité à son projet...

Conseil n°4 : demander une aide financière aux organismes dédiés

Des organismes gérés par votre région, votre département ou encore par l’État ont mis en œuvre des dispositifs d’aides financières et de subventions qui sont accordées au créateur d’entreprise sans demande de remboursement. C’est donc une piste à étudier de près.

Il faut cependant veiller à respecter les critères définis par ces organismes :

  • l’obligation d’exercer sur un territoire précis,
  • l’obligation de développer une activité dans un secteur précis,
  • remplir toutes les conditions légales inhérentes au créateur d’entreprise.

Conseil n°5 : rencontrer des Business Angels

Dans un cadre de recherche de fonds privés, vous pouvez ouvrir le capital de votre société à des investisseurs individuels en vous adressant aux Business Angels.

Les Business Angels sont des investisseurs privés et généralement des entrepreneurs qui ont réussi. Certains sont prêts à investir sous l’impulsion d’un coup de cœur pour votre projet.

Tous doivent être convaincus des gains et bénéfices que votre entreprise peut générer et leur apporter. Il ne faut pas oublier qu’un investisseur privé est à la recherche d’une opportunité : il peut investir dès la création d’une entreprise, ou pour soutenir l’accélération d’une activité sur son marché.

Le dirigeant doit donc s’adresser à des Business Angels qui ont une certaine affinité avec le secteur dans lequel il exerce : ces investisseurs privés mettent à profit leurs expériences d’entrepreneurs pour conseiller le dirigeant.

Une levée de fonds auprès de Business Angels signifie céder une part de décision. Il convient donc de réfléchir mûrement avec qui s’associer, et de définir les rôles respectifs de chacun.

Conseil n°6 : faire noter sa startup par une agence référente auprès des investisseurs

RateAndGo est un service, dédié aux startups et créé par Exaegis, l’agence de notation référente des entreprises du numérique et tiers de confiance éprouvé auprès de 200 fonds d’investissements et family offices.

Faire évaluer sa startup par ce service de notation présente plusieurs avantages :

  • rien à débourser pour faire noter sa startup,
  • le système d’évaluation prend en compte le stade de développement de l’entreprise et sa gestion,
  • le dirigeant reçoit un passeport reconnu qui lui permet de mettre en lumière les points forts de son activité,
  • l’entrepreneur découvre certains points faibles qu’il peut améliorer,
  • en dessous d’une note inférieure à 60 sur 100, il dispose de 6 mois pour corriger les axes à améliorer et demander à nouveau la notation.

Pour une note supérieure à 60, le sésame s’ouvre : 250 directeurs des achats numériques et 200 fonds d’investissements et family offices sont automatiquement informés du potentiel de la startup et de son excellent degré de maturité.

Si vous cherchez comment convaincre un investisseur, le PDF téléchargeable gratuitement intitulé "Comment réussir la notation de ma startup ?" est fait pour vous préparer à les séduire par des arguments concrets !

Comment convaincre un investisseur : PDF à télécharger

 

Conseil n°7 : s’adresser à des sociétés de capital-investissement

Ces entreprises privées ont la capacité de débloquer des fonds de capital-investissement très conséquents, jusqu’à des millions d’euros.

Lorsqu’elles investissent dans votre société, elles acquièrent donc des actions de votre société. Ces investisseurs privés ont pour principal objectif de réaliser une plus-value en revendant leurs actions qui auront pris de la valeur, la plupart du temps en 5 ans maximum.

Les sociétés de capital-investissement n’investissent donc que sur des projets à fort potentiel de développement. Elles sont très exigeantes sur les critères de sélection, les résultats financiers obtenus et demandent à être informées régulièrement.

Les fonds de capital-investissement peuvent être obtenus :

  • Sous forme de capital risque en phase d’amorçage : l’investisseur prend un risque élevé, car vous débutez votre activité et vous n’avez pas encore imposé votre offre sur le marché. Les fonds doivent vous permettre de financer et de lancer votre projet ;
  • Sous forme de capital développement : l’investisseur vient soutenir une entreprise déjà rentable. Les fonds récoltés visent alors à soutenir la croissance de l’entreprise pour financer un développement à plus grande échelle, comme diversifier l’offre de produits ou services, augmenter l’équipe commerciale, etc.

Ce milieu comporte des règles et des codes spécifiques : il est vivement conseillé de se faire accompagner par un expert avant de contacter ces investisseurs privés.

Conseil n°8 : solliciter un prêt d’honneur

Un prêt d’honneur est accordé au créateur d’entreprise ou au repreneur : l’emprunteur s’engage à rembourser ce prêt sur une période de 2 à 5 ans.

Le prêt d’honneur est un prêt personnel : c’est donc au dirigeant qu’est accordé le prêt d’honneur, et non à sa société.

Les avantages du prêt d’honneur :

  • un taux zéro, vous ne remboursez aucun intérêt,
  • il facilite l’octroi d’un prêt bancaire,
  • il est accordé par un comité réunissant des entrepreneurs, des banquiers, des comptables, ce qui témoigne du sérieux de votre projet si vous obtenez le prêt,
  • vous n’avez pas à présenter de garanties, ni de caution personnelle,
  • pour 1 euro de prêt d’honneur accordé, vous pouvez obtenir en moyenne 8 euros de prêt supplémentaires de la banque.

La majorité du temps, le prêt d’honneur est accordé à condition de souscrire à un prêt bancaire en complément.

Pour obtenir un prêt d’honneur, vous pouvez par exemple vous adresser :

  • à Initiative France pour un prêt de 2 000 à 50 000 euros,
  • au réseau entreprendre pour un prêt de 15 000 à 50 000 euros,
  • à l’adie (l’association pour le droit à l’initiative économique) pour un prêt de 10 000 euros,
  • ou encore à France Active.

Conseil n°9 : négocier un prêt avec une banque

Les banques aident les entrepreneurs à financer leurs projets : en contrepartie du crédit qu’elles accordent, elles se rémunèrent grâce aux intérêts qu’il faut également rembourser.

Avant de s’adresser à une banque, il est conseillé de réunir les meilleures conditions pour obtenir son prêt bancaire :

  • prévoir des garanties personnelles,
  • avancer la garantie que vous réunissez 30% des besoins durables de votre société,
  • ne pas se porter caution personnellement, au risque d’y laisser sa chemise en cas d’échec.

Les banques sont les investisseurs privés qui prennent le moins de risque, voire aucun pour certaines. Un banquier vous dira volontiers qu’on ne finance pas une entreprise comme on finance une voiture.

L’entrepreneur avisé s’adressera à la banque avec un dossier financier solide : il doit faire comprendre à la banque que c’est une chance pour elle que le dirigeant lui demande un prêt bancaire, et non l’inverse…

Conseil n°10 : bien se préparer avant de passer à l’action

En premier lieu, la rédaction de votre business plan est capitale. Il doit comporter tous les arguments et éléments chiffrés qui démontrent la viabilité et le potentiel de votre projet :

  • l’état de votre marché et pourquoi il est porteur,
  • l’étude de la concurrence présente sur votre marché,
  • votre promesse, en quoi vous vous différenciez des concurrents,
  • les obstacles sur votre route,
  • votre stratégie des moyens, avec un plan d’actions précis,
  • vos atouts, représentés par votre équipe, vos associés, votre technologie, etc.,
  • votre prévisionnel de ventes,
  • votre prévisionnel financier, votre flux de trésorerie,
  • la courbe de croissance que vous envisagez.

Si les chiffres parlent d’eux-mêmes, la forme de votre business plan compte aussi : elle révèle l’intelligence, l’esprit et la vivacité du dirigeant, le pilote aux commandes d’une fusée qui doit décoller pour atteindre la lune.

Dans un deuxième temps, il faut savoir se mettre dans la peau d’un investisseur et se poser les questions suivantes :

  • Qui est vraiment cette personne, est-ce un beau parleur ou quelqu’un qui a mûrement réfléchi à son projet ? Le management est-il opérationnel ?
  • Ce projet est-il fiable ? Comporte-t-il des risques ? De quelle nature ?
  • Ai-je déjà vu des cas de figure similaires avec des réussites ou des échecs à la clé ?
  • Ce projet est-il porté par la bonne équipe ?
  • Quel est le retour sur investissement ? Combien cela va-t-il me rapporter ?

En troisième point, il faut garder à l’esprit qu’il ne faut pas vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué : il faut savoir garder la tête sur les épaules et évaluer des prévisions plus basses, plutôt que de tomber de très haut le moment fatidique.

Une autre des erreurs courantes chez les entrepreneurs est d’ignorer ou d’oublier les dépenses marketing, pourtant essentielles au développement commercial. Il faut prévoir cette charge et la considérer comme un investissement qui doit rapporter des clients, du chiffre d’affaires.


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