Comprendre la scalabilité pour anticiper la croissance de sa startup

Comprendre scalabilité pour anticiper la croissance de sa startup

La scalabilité… s’agit-il d’un nouveau terme à la mode dans l’univers des startups ?

En réalité ce mot, provenant de l'anglais scale (échelle), fut initialement employé dans le domaine de l’informatique... avant d’intégrer le jargon des jeunes pousses en recherche d’hypercroissance.

Mais que signifie exactement scaler son entreprise, et en quoi cela semble-t-il indissociable de la réussite des startups en quête de performance et de rentabilité ?

Apportons un éclairage sur le concept de scalabilité en nous attardant sur sa définition et sur les enjeux qu’il implique, à la fois pour le DG d’une entreprise, mais aussi pour les services informatiques.

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Définition de la scalabilité

Définition de la scalabilité informatique

La scalabilité désigne la capacité technique d’une infrastructure informatique ou logicielle à s’adapter à une forte croissance de la demande.

En d’autres termes, une application scalable est en mesure de supporter une forte augmentation du nombre d’utilisateurs, tout en maintenant sa performance et ses fonctionnalités.

Quid de l’informatique élastique

Lorsque l’on évoque la scalabilité, on rencontre souvent la notion d’informatique élastique. Pour beaucoup, les deux expressions désignent la même chose.

D’autres spécialistes, en revanche, émettent quelques nuances :

La distinction entre la scalabilité et l’élasticité du Cloud tient essentiellement dans le fait que la scalabilité permet de supporter les augmentations de charges de travail grâce à l’ajout de ressources alors que l’élasticité adapte les ressources à la volée en fonction des besoins à la hausse comme à la baisse.

Source : ITPro.fr

Par ailleurs, la notion d’informatique élastique est quasi systématiquement associée au cloud computing, ainsi qu’à l’utilisation de solutions disponibles en mode SaaS (ces dernières permettant aux entreprises de disposer de davantage de capacités pour faire face aux pics d’activités, et à leur croissance de manière générale).

Définition de la scalabilité startup

Comme c’est souvent le cas dans l’écosystème startup, les principes globaux de la scalabilité ont été empruntés à l’informatique :

Une entreprise scalable est une entreprise capable de soutenir, à la fois sur le plan économique et sur le plan opérationnel, une forte croissance. Elle doit être en mesure de produire davantage, mais de réaliser en parallèle des économies d’échelle, c’est-à-dire de réduire le coût de production unitaire moyen du produit ou du service proposé.

Différences entre un business model non scalable et un business model scalable :

scalabilité : exemple de business model non scalable

scalabilité : exemple business model scalable

© L’Usine Digitale

Avantages d’une startup scalable

Le but d’un startup n’est pas de rester une jeune pousse toute sa vie, mais de croître afin de devenir une grande entreprise.

Il est donc courant de voir certaines startups se développer à une vitesse considérable. La société Pixiel, par exemple, a vu son chiffre d’affaires augmenter de 1413 % entre 2011 et 2014.

Mais face à cette hypercroissance fulgurante, certaines entreprises, mal préparées, rencontrent des problèmes structurels et économiques.

Adopter un modèle économique scalable, c’est s’assurer :

☑️ un développement plus rentable, et donc un avantage concurrentiel non négligeable. En effet, une startup scalable peut faire face à l’hypercroissance sans avoir à augmenter considérablement les dépenses en matière de recrutement, de ressources matérielles et informatiques, etc.

☑️ les faveurs des investisseurs, toujours grâce à une rentabilité optimale.

Comment une startup devient-elle scalable ?

L’automatisation des processus

Automatiser ses processus est la première condition à respecter pour rendre sa startup scalable, afin de supporter la montée en charge.

Lors du développement d’un site de vente en ligne par exemple, il est important de choisir habilement sa plateforme marketplace ou sa plateforme e-commerce. En effet, l’outil sélectionné doit permettre d’automatiser au maximum l’ensemble du parcours client, du premier contact à la livraison, en passant par la relation clientèle et le marketing.

💡 Business en ligne et scalabilité vont souvent de pair. Toutefois, dans un objectif de scaler son entreprise, le modèle marketplace est à privilégier : si le nombre de clients de l’entreprise augmente, cela n’implique pas d’investissements supplémentaires en matière de logistique, comme c’est le cas pour un e-commerce.

Un produit ou service adapté plus grand nombre

Toutes les entreprises n’ont pas songé à la scalabilité de leur modèle économique au moment de leur création, et cela se voit avec le choix du produit ou du service proposé.

Effectivement, l’idéal est d’anticiper sa scalabilité dès le départ, au moyen d'une offre convenant au plus grand nombre, avec un faible degré de personnalisation (même si la tentation de choyer le client est grande).

Une start-up [...] a mal soigné sa scalabilité lors de la phase de conception quand plus d'un quart de son chiffre d'affaires provient des adaptations "sur mesure" qu'elle doit réaliser pour ses clients.

Source : Olivier Ezratty

Des outils opérationnels modulables

Toute entreprise doit recourir à des outils logiciels pour soutenir son activité.

Si une startup peut être tentée au départ de faire appel à une solution bon marché, mais figée, elle court le risque de se retrouver bloquée dès que son activité gagne en croissance.

À l’inverse, un logiciel trop cher provoque un manque à gagner non négligeable si les résultats escomptés ne sont pas au rendez-vous.

L’idéal est donc de recourir à des outils modulables, qui pourront aisément embrasser l’augmentation de l’activité et s’adapter aux besoins de l’entreprise (nombre d’utilisateurs, éventail de fonctionnalités, etc.).

💡 De nombreux éditeurs de logiciels ont fait le pari de la modularité, afin de mieux coller aux ambitions d’évolution et de scalabilité des entreprises d’aujourd’hui. Citons par exemple la solution EasyFact. La promesse de ce logiciel, à la fois CRM, outil de facturation et de gestion de projet ? Être totalement modulable et personnalisable, notamment grâce à un système de fonctionnalités à la carte.

Des recrutements stratégiques

Une structure scalable est aussi une structure qui compte parmi ses talents des profils, certes diplômés, mais plutôt juniors.

Et pour cause, les jeunes recrues sont en général plus enclines à s’accommoder au changement, particulièrement lorsque l’entreprise opère un pivot, c’est-à-dire une évolution de la stratégie afin d’accorder son offre à la demande et aux différents enjeux économiques.

A contrario les profils experts, s’ils demeurent indispensables, rencontrent plus de difficultés d’adaptation face aux mutations trop importantes.

En somme, il faut mixer les talents !

scalabiliter comment recruter ?

Une ouverture à l’international anticipée

L’hypercroissance va souvent de pair avec une ouverture à l’international.

Mais pour grignoter des parts de marché à l’étranger rapidement, il est important d’anticiper.

C’est pourquoi il est recommandé de construire dès le départ un site internet à la fois en français et en anglais, afin d’éviter d’opérer dans l’urgence une fois que les opportunités business à l’international se présentent.

Un modèle technologique scalable

Enfin, la scalabilité informatique s’avère un des prérequis les plus importants lorsqu'il s’agit de rendre une entreprise évolutive.

En effet, les startups scalables doivent dès le départ disposer de systèmes informatiques flexibles, capables de supporter une forte croissance de la demande pour éviter un allongement du temps de réponse du site… voire un plantage total !

C’est pourquoi nous développons plus en détail ce point, et recensons quelques bonnes pratiques à adopter en matière de scalabilité informatique.

Les bonnes pratiques de la scalabilité informatique

La maîtrise interne de sa technologie

Certaines startups sont tentées, à leurs débuts, de faire développer leur produit en sous-traitance.

Pourtant, pour assurer la scalabilité de son offre, il convient de se faire accompagner dès le départ par un CTO (ou Chief Technology Officer) et par une solide équipe en interne, capables de construire et de maintenir un site ou une application qui tiendront la route sur le long terme.

La scalabilité logicielle

Côté applications et logiciels (ou software), les développeurs doivent dès le départ prendre des mesures d’extensibilité, afin de ne pas confronter l'utilisateur à des défaillances.

Il existe là aussi plusieurs techniques (communication asynchrone entre serveurs, sharding, etc.), communément appliquées par les équipes IT afin de s’assurer dès le départ une meilleure scalabilité sur le long terme de l’application ou du logiciel développés.

Le test de scalabilité

Il est important pour une entreprise de mesurer le niveau de scalabilité de l’application qu’elle développe, afin d’appréhender les modifications à apporter pour supporter au mieux une sollicitation croissante de la solution.

Il est donc recommandé de mettre en place un processus pertinent de tests de scalabilité.

Exemple de méthode pour effectuer un test de scalabilité :

test de scalabilité

© Ivision

La scalabilité matérielle : scalabilité horizontale ou verticale ?

L’infrastructure informatique et le matériel physique (ou hardware) d’une entreprise se doivent également de supporter la montée en charge des demandes. Or toute machine, à l’exemple des serveurs, a une capacité par nature limitée. En cas de dépassement de cette limite, un goulot d’étranglement se forme.

Pour éviter cela, il existe deux méthodes :

La scalabilité horizontale

La scalabilité horizontale, ou évolutivité horizontale, consiste à ajouter des composants matériels pour satisfaire la demande. Il s’agit, par exemple, de s’équiper de plus de serveurs (même de manière temporaire) afin de faire face à l’augmentation des flux et répartir les charges.

La scalabilité verticale

La scalabilité verticale, ou évolutivité verticale, se traduit par l’ajout de composants sur les machines déjà en place. Prenons encore l’exemple des serveurs, qui peuvent bénéficier de ressources supplémentaires (processeur, mémoire, etc.) augmentant leurs performances.

☝️ La scalabilité verticale, contrairement à la scalabilité horizontale, est plus limitée. En effet, s’il est possible d’étendre son parc informatique à l’infini (à condition d’avoir les moyens bien sûr), les capacités d’un seul et même serveur sont en revanche réduites !

Différence entre scalabilité horizontale et verticale :

différence entre scalabilité horizontale et scalabilité verticale

© Supinfo

La virtualisation

La virtualisation est la possibilité de regrouper les différentes ressources informatiques (serveurs, systèmes d’exploitation, logiciels, etc.) de l’entreprise sur une seule et même machine. Ce procédé apporte beaucoup plus de flexibilité, à la fois en matière de scalabilité horizontale et de scalabilité verticale.

💡 Nous rencontrons de nombreuses solutions de virtualisation sur le marché. vSphere de l’éditeur VMware, par exemple, propose des versions toujours améliorées pour répondre aux enjeux de scalabilité des entreprises, en faisant notamment évoluer ses serveurs (vSphere 6.0 a vu son nombre de machines virtuelles par cluster passer de 4000 à 8000 par rapport à la version 5.5).

Scalability or not scalability ?

Vous l’aurez compris, s’agissant de business model ou de développement informatique, un objectif de scalabilité s’anticipe. Car réagir dans l’urgence peut conduire à des erreurs fatales pour la croissance d’une société.

Mais ne nous voilons pas la face. Si la scalabilité peut faire rêver sur le papier, pour un bon nombre d’entrepreneurs leur activité ne peut être scalable. L’exemple le plus connu reste celui du prestataire de service, à l’instar du coiffeur. En effet, si un salon de coiffure voit sa fréquence connaître une très forte hausse, le propriétaire devra embaucher du personnel en conséquence, voire ouvrir de nouveaux établissements ! Dans ce cas précis, le modèle n’est pas scalable.

C’est pourquoi la scalabilité reste avant tout majoritairement l’apanage de startups, dont l'industrialisation du modèle économique et la recherche de croissance exponentielle s’inscrivent dans leur ADN.

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