Semaine de 4 jours : le Royaume-Uni lance le plus grand test mondial

Par Axelle Drack
Le 02/06/2022
news backgroundActualité

Depuis le début du mois de juin et jusqu’en décembre, 3000 salariés de 60 entreprises britanniques vont passer à la semaine de 4 jours.

Mais ce n’est pas le premier pays à se lancer. L’Islande était précurseur de ce type de test grandeur nature. Pendant 4 ans, de 2015 à 2019, 2500 salariés ont travaillé 35 heures sur 4 jours en maintenant leur niveau de salaire. Et depuis ? 86 % de la population travaille moins qu’avant et il est plus courant de demander une diminution de son temps de travail. Une preuve de résultats concluants ?

Quoi qu’il en soit, d’autres pays comme l’Espagne, la Belgique ou les États-Unis sont en train de tester ce nouveau fonctionnement pour en tirer leurs propres conclusions et voir si cela présente des bénéfices.

Plus de bien-être et moins d’absentéisme

Obtenir une journée de plus par semaine pour soi améliore le bien-être des salariés et contribue à l’équilibre vie pro/vie perso tant recherché. Que ce soit pour passer plus de temps avec sa famille, se reposer, développer de nouvelles compétences ou donner de son temps à une association, une petite journée peut faire toute la différence sur une semaine.

Les salariés remarquent être mieux reposés, plus positifs et épanouis. Or, l’accroissement du bien-être engendre une augmentation de la productivité. Un autre des effets positifs est une amélioration de l’état de santé, qui a un impact direct sur l’absentéisme. Une entreprise espagnole a vu son taux d’absentéisme baisser de 20 % depuis la réduction de son temps de travail.

Et quand on sait que l’absentéisme coûte en France 4000 euros par an et par salarié (Institut Sapiens), cela n’est pas négligeable.

Une productivité égale ou augmentée

Qu’en est-il du résultat de la semaine de 4 jours sur la productivité ? Les tests réalisés dans les autres pays ont montré que la productivité n’avait pas baissé. Elle avait même augmenté dans certains cas.

Il semblerait qu’avoir moins de temps ait donné aux entreprises l’occasion de se réorganiser et de revoir leurs priorités. Quand le temps est compté, on aurait tendance à éviter les réunions inutiles et à se concentrer sur l’essentiel, à faire moins de pauses et à travailler plus efficacement.

Certaines entreprises ayant passé le cap de la semaine de 4 jours ont parfois pu mesurer un gain de productivité énorme. C’est le cas de la branche japonaise de Microsoft, qui a vu sa productivité augmenter de 40 %.

Réduire le temps de travail… et son impact carbone

Un des effets de la réduction du temps de travail auquel on ne pense pas toujours, c’est la diminution de son empreinte écologique.

Au Royaume-Uni, une étude a révélé que ce test pourrait diminuer de 20 % l’impact carbone global du pays, dû à la diminution de l’activité de l’entreprise, mais aussi des différents trajets effectués par chacun. Et c’est bien là l’un des objectifs de ce test grandeur nature !

Plus d’attractivité sur le marché de l’emploi

Le marché de l’emploi est très tendu en ce moment, au point que les entreprises se disputent le peu de talents disponibles à coup de salaires plus élevés, de plus en plus de flexibilité et d’avantages en nature.

La semaine de 4 jours est encore rare sur le territoire français. Aussi, les quelques entreprises qui s’y sont mises disposent d’un véritable atout pour les candidats, en quête des meilleures conditions de travail possibles. De quoi booster son attractivité et attirer les meilleurs talents !

La transparence est une valeur essentielle pour Appvizer. En tant que média, nous avons pour objectif d'offrir à nos lecteurs des contenus utiles et de qualité tout en permettant à Appvizer de vivre de ces contenus. C'est pourquoi, nous vous invitons à découvrir notre système de rémunération.   En savoir plus
Actualité backgroundActualité
Actualité
12 juillet 2022
Observatoire DSI 2022 : le SaaS gagne du terrain !
L’éditeur Micro Focus vient de publier son Observatoire DSI 2022. Son objectif ? Dresser un état des lieux des usages des Directions des Systèmes d’Information, en particulier en matière d’outils et de déploiement.
Actualité backgroundActualité
Actualité
11 mai 2022
Les neurosciences : l’avenir du recrutement
Saviez-vous qu'un recrutement sur deux se solde par un échec au bout de 18 mois ? Sachant qu’une erreur de recrutement coûte en moyenne 90 000 euros, on est prêt à tout pour l’éviter. Les neurosciences viennent à la rescousse !
Actualité backgroundActualité
Actualité
5 mai 2022
DAF et transformation numérique : leader ou suiveur ?
Malgré les avantages de la digitalisation du département financier, 33 % des interrogés n’ont pas formalisé de plan de digitalisation, et seuls 2 % des projets de la DAF portent sur la robotisation ou l’intelligence artificielle. On décrypte.