Interview ▷ Olivier Pin, VP Product Management International et Directeur Général de DocuSign France

[ITW] Olivier Pin, VP Product Management International et Directeur Général de DocuSign France

[ITW] Olivier Pin, VP Product Management International et Directeur Général de DocuSign France

La crise liée au Covid a démontré, s’il en était besoin, l’absolue nécessité d’une transformation numérique rapide des entreprises. Parmi ces transformations, la mise en place de la signature électronique semble évidente. Pourtant ce n’est pas encore le cas pour beaucoup d’entreprises en France.

Explications et perspectives avec Olivier Pin, Directeur général de DocuSign France et Global SVP Product.

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Où en est-on aujourd’hui avec la signature électronique ? Y a-t-il eu une adoption massive du fait des événements liés au Covid?

Olivier Pin:

Aujourd’hui, seule une entreprise sur deux en France a adopté la signature électronique. Malgré tout, c’est un marché en forte croissance et c’était déjà le cas avant l’épidémie de Covid. Sur l’année 2019, DocuSign avait une croissance de 40 %. Les deux premiers trimestres 2020 ont montré une accélération de cette tendance avec une croissance de l’ordre de 60 %.

Ce que l’on voit c’est que les clients qui ont déjà adopté DocuSign ont dû le développer dans la totalité de leurs services (achats, RH, juridiques, etc.). Et certaines entreprises qui étaient encore réticentes, qui hésitaient ou qui reportaient cette décision ont, de manière urgente, demandé à mettre en place les services de signature électronique pour les mêmes raisons : nous étions tous confinés chez nous, avec des services postaux qui souvent étaient à la peine, et pour assurer la continuité du business il a fallu adopter ce genre de solution. Depuis, le mouvement vers plus de flexibilité dans le travail à domicile à continuer de s’accentuer, et nos services répondent à cette demande.

Comment expliquez-vous cette réticence des entreprises qui rechignent parfois encore à passer à la signature électronique ?

Olivier Pin:

C’est essentiellement dû à l’inertie. Mais il faut reconnaître que le cadre réglementaire en Europe n’a évolué que récemment. Il a fallu attendre la réglementation européenne eIDAS de 2014 pour définir un cadre sur la signature électronique. Il a alors été établi que la signature électronique ne pouvait être discriminée par rapport à la signature papier. Trois niveaux de signatures ont aussi été définis : simple, avancé, qualifié.

C’est avec ce cadre réglementaire plus fort, que l’on a commencé à voir une très nette accélération, car pour les entreprises, le cadre est posé et il est plus facile de prendre la décision de passer au numérique. Pendant l’épidémie, on a vu des entreprises qui ont mis en place la signature en masse afin, par exemple, de faire signer tous les employés d’une entreprise. D’autres entreprises ont mis en place des contrats que les gens pouvaient établir sous forme de formulaires self-service et signer eux-mêmes. Toutes ces fonctionnalités font partie de la gamme DocuSign.

Quels sont les secteurs et les métiers qui sont les plus prêts à passer à une réelle transformation digitale ?

Olivier Pin:

Pendant les 15 premières années de sa vie, notre entreprise DocuSign s’est concentrée sur un but : éliminer le papier. Passer au numérique en devenant ainsi leader de la signature électronique et prestataire de confiance avec DocuSign eSignature.

Mais en analysant ce que nos clients les plus matures faisaient, nous nous sommes aperçus qu’une fois la signature électronique en place, elle ouvrait la porte à la numérisation d’un cycle de vie beaucoup plus large que nous appelons le DocuSign CLM (gestion du cycle de vie des contrats). Il s’articule en 4 grandes étapes :

  • La préparation de l’accord : comment génère-t-on l’accord avec les bonnes données, comment le négocie-t-on, comment l’approuve-t-on ?
  • La signature
  • L’exécution : une fois l’accord signé, comment met-on en place les services sur lesquels nous nous sommes mis d’accord ? Cela signifie intégrer le contrat dans les différents systèmes opérationnels.
  • Puis enfin la gestion : comment archiver, retrouver, renouveler les contrats une fois qu’ils sont en cours d’exécution ?

Ces quatre états forment le cycle de vie des accords. Et très souvent, les entreprises gèrent ce cycle de vie avec des solutions séparées ou manuelles, perdant ainsi les avantages de la numérisation.

Les accords et contrats sont présents dans toutes les entreprises et dans tous les départements. Cela concerne toutes les industries et tous les processus.

Nous voyons une forte accélération de la demande depuis le début de la pandémie. Les avantages, en temps et en coûts sont évidents, mais aussi la satisfaction des parties prenantes, côté clients, mais aussi à l’intérieur même des entreprises. Pour nous, c’est une transformation irréversible qui va bien au-delà des circonstances actuelles.

 

À propos de l’auteur :

Olivier Pin a passé huit ans au cœur de la Silicon Valley chez Salesforce, en qualité de VP Product Management, notamment sur les offres Service Cloud, App Cloud et Analytics Cloud.

Il est depuis 2018, VP Product Management International et Directeur Général de DocuSign France, solutions de gestion des transactions numériques et de signature électronique.

Article sponsorisé. Les contributeurs experts sont des auteurs indépendants de la rédaction d’appvizer. Leurs propos et positions leur sont personnels.

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