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Plan d’action contre les RPS, pour le bien-être des salariés

Par Inès IkarLe 14/12/2022

Différents d’une entreprise à l’autre, d’une activité à l’autre, les risques psychosociaux (RPS) doivent être appréhendés et identifiés pour réduire ou éliminer leurs impacts sur les travailleurs et sur l’activité globale.

Il n’existe pourtant pas de solution toute faite ni de programme prédéfini. Les entreprises doivent elles-mêmes s’impliquer dans la réalisation de leur plan d’action et de prévention des RPS en tenant compte des conditions de travail réelles, des postes, du climat social…

Aujourd’hui, on se focalise sur le bien-être des salariés et comment mener un plan d’action RPS efficace. 🧘‍♀️👇

Qu’est-ce qu’un plan d’action contre les RPS ? 

Notion de risques psychosociaux

Il existe des facteurs, s’ils sont liés aux conditions d’emploi, à l’organisation ou aux relations de travail, qui sont considérés comme des risques pour la santé physique et mentale des travailleurs :

  • Stress,
  • violence,
  • harcèlement,
  • épuisement professionnel,
  • mal-être…

Au-delà de leur impact sur les individus, les risques psychosociaux peuvent non seulement avoir des répercussions sur l’organisation de l’entreprise, sur les relations entre salariés, mais aussi sur la performance de la société. Comme l’employeur a pour obligation de veiller à la sécurité et à la santé de ses travailleurs, il se doit de déterminer les risques professionnels sur chacun des postes de travail.

Les risques psychosociaux font partie des risques professionnels, au même titre que des risques de chutes de hauteur ou encore des risques chimiques.

💡 Les risques psychosociaux en quelques chiffres* :

  • 45 % des actifs français déclarent devoir se dépêcher (souvent ou toujours) ;
  • 30 % indiquent avoir subi au moins un comportement hostile dans le cadre professionnel ;
  • 27 % disent se sentir obligés de cacher leurs émotions ou de faire semblant d’être de bonne humeur ;
  • 25 % déclarent devoir faire appel à d’autres en cas d’incident ;
  • 20 % ont peur de perdre leur emploi ;
  • 9 % se sentent obligés de faire des choses dans leur cadre professionnel qu’ils désapprouvent.

*Ces données proviennent d’une enquête réalisée entre 2016 et 2019 par l’INRS (Institut Nationale de Recherche et de Sécurité) portant sur les “Conditions de travail-Risques psychosociaux”.

Prévenir les risques psychosociaux

Le plan d’action contre les RPS est l’outil qui permet :

  • d’identifier les risques psychosociaux ;
  • de les évaluer ;
  • et de déterminer des actions pour les prévenir.

Il est différent d’un établissement à l’autre, car il doit s’adapter à l’organisation propre de l’entreprise et il doit tenir compte de l’activité et des conditions de travail des employés.

Ce plan de prévention des RPS s’inscrit dans le DUERP (Document Unique d’Évaluation des Risques Professionnels) obligatoire pour toute entreprise, dès lors qu’elle emploie au minimum un salarié, en application du Code du travail.

Le DUERP présente et détaille l’ensemble des risques professionnels auxquels sont exposés les salariés. Il est réactualisé chaque année ou après un accident du travail. Il doit être rédigé par l’employeur en concertation avec les représentants du personnel et la médecine du travail.

Pour éditer le DUERP et faciliter leurs démarches, ce comité peut s’appuyer sur un logiciel document unique. Cet outil offre de multiples fonctionnalités intéressantes (évaluation des risques et des incidents, création de plans d’action, partage aux salariés…).

👉 PAPRIPACT et DUERP sont deux notions bien distinctes et deux documents différents :

  • le DUERP recense les risques professionnels,
  • le PAPRIPACT propose et programme des actions de prévention des risques professionnels identifiés par le document unique. Il peut courir sur une ou plusieurs années.

Quels sont les enjeux d’un plan de prévention des RPS ?

La prévention des risques psychosociaux répond à des enjeux :

  • humains (bien-être au travail, santé physique et mentale des salariés, reconnaissance de leurs compétences…),
  • sociaux (amélioration des relations sociales, coopération entre collègues…),
  • économiques (les RPS impactent la productivité et les performances de l’entreprise),
  • organisationnels (les processus de production vont être améliorés, les fonctions de chaque salarié déterminées…),
  • juridiques (il existe une obligation réglementaire d’évaluation et de prévention des risques psychosociaux, notamment la loi du 2 août 2021 visant à renforcer la prévention en santé au travail).

Mettre en place une démarche de prévention des risques psychosociaux en 5 étapes

Étape 1 : Impliquer les parties prenantes

Il convient dans un premier temps de mobiliser toutes les personnes concernées (dirigeants, représentants du personnel, médecin du travail …) :

  • pour les sensibiliser à la prévention des RPS,
  • pour créer un comité de pilotage et un groupe de travail,
  • pour désigner un chef de projet (directeur des ressources humaines, animateur santé-sécurité…).

💡 À noter : il est indispensable que toutes les fonctions de l’entreprise soient représentées au travers du comité afin d’établir une démarche de prévention globale et complète.

Le groupe de travail, composé de représentants des salariés, aura pour mission d’évaluer les risques psychosociaux et d’élaborer des actions de prévention.

Durant cette première étape, les acteurs définissent aussi un plan de communication pour présenter la démarche de prévention des RPS à l’ensemble de l’entreprise, les actions et leurs résultats.

Étape 2 : Réaliser un état des lieux de la situation dans l'entreprise

Différentes méthodologies peuvent être suivies pour effectuer l’état des lieux des RPS (et peuvent se compléter).

En effet, le repérage des risques psychosociaux peut se baser sur un croisement de différentes données concrètes en lien avec :

  • la santé et la sécurité des salariés (consultations médicales, taux de pathologies professionnelles, accidents du travail…),
  • les relations sociales (climat, attentes du personnel…),
  • les ressources humaines (effectif, mouvement du personnel, temps de travail…),
  • le fonctionnement de l’entreprise (activité, taux d’absentéisme, organisation du travail…).

L’état des lieux peut aussi :

  • partir d’une ou plusieurs situations réelles, déjà identifiées comme problématiques. L’analyse d’un cas spécifique permet alors de cerner des RPS plus collectifs et généraux ;
  • tenir compte d’une enquête ou d’un questionnaire ;
  • être réalisé par un consultant interne ou externe et prendre la forme d’un diagnostic.

Une fois les risques psychosociaux identifiés, il convient de les évaluer et de les hiérarchiser afin de donner la priorité à certaines actions de prévention.

Les RPS s’évaluent selon différents paramètres comme :

  • la gravité des conséquences,
  • la récurrence des causes,
  • le nombre de personnes concernées,
  • les signalements.

Étape 3 : Établir le plan d'action RPS

Pour élaborer un programme de prévention des RPS, il faut tout d’abord :

  • trouver des pistes ou des solutions d’amélioration aux différents risques psychosociaux identifiés,
  • hiérarchiser les actions et définir un plan de mise en place,
  • faire valider le programme par le comité de pilotage.

Les actions de prévention des risques psychosociaux peuvent agir à plusieurs niveaux. Elles peuvent être destinées :

  • à gérer les impacts sur les travailleurs,
  • à réduire les conséquences,
  • à éliminer les RPS.

Les logiciels spécialisés dans le bien-être des salariés sont également une solution pour vous aider. 

Holivia est une solution de santé mentale digitale basée sur une approche scientifique qui s’adresse aux entreprises et accompagne les salariés :

  • individuellement grâce à des programmes 100 % personnalisés avec :
    • des psychologues recommandés suite à un questionnaire d’autoévaluation du niveau de bien-être et les besoins clés,
    • des contenus accessibles depuis la plateforme pour se développer (webinars, exercices, podcasts, articles…)
  • collectivement avec des formations auprès des managers et des parties prenantes pour prévenir les risques psychosociaux : détecter les signaux de détresse des salariées et les orienter vers les bons relais.

Étape 4 : Piloter le programme de prévention

Pour mettre en œuvre le plan de prévention des RPS et assurer le suivi, il est recommandé de désigner une personne. Celle-ci aura la charge de vérifier que les mesures prévues sont bien accomplies et de définir les modalités de reporting.

Étape 5 : Évaluer la réussite de la démarche

Pour savoir si le plan d’action et de préventions des RPS remplit sa fonction première, il faut appréhender les résultats des améliorations mises en œuvre. Cela permet de constater concrètement l’impact des actions et éventuellement de les adapter, si l’objectif n’a pas été atteint.

L’évaluation du plan permet également de réactualiser le DUER.

En résumé

Essentiel pour limiter ou éradiquer certains risques psychosociaux, le plan de prévention et d’action des RPS est unique et ajusté à l’entreprise. C’est pourquoi il convient de mobiliser des acteurs en interne (voire à l’extérieur) et de procéder par étapes pour identifier les facteurs de risques, pour proposer des pistes d’amélioration et pour programmer des actions concrètes.

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