Amortissement : définition, calcul, durée, dotation aux amortissement et plan d’amortissement

Amortissement : définition, calcul et exemple de plan d'amortissement

amortissement

L’amortissement est une opération comptable par laquelle toutes les entreprises doivent passer, y compris la vôtre.

Bureaux, matériel informatique, outils, véhicule de fonction : quel que soit votre secteur d’activité, vous serez amené à acquérir des biens matériels et immatériels utiles au bon fonctionnement de votre entreprise. Ces immobilisations font partie de votre patrimoine, et il est nécessaire de constater leur valeur et leur dépréciation au cours des années.

Qu’est-ce que l’amortissement comptable ? Découvrez tout ce qui se cache derrière cette notion de comptabilité (définition amortissement, dotation aux amortissements, durée amortissement, etc.), ainsi que la méthode pour le calculer.

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Qu’est-ce que l’amortissement en comptabilité ?

L’amortissement : définition

L’amortissement, en comptabilité, permet de constater la dépréciation d’un bien immobilisé (c’est-à-dire inscrit au plan comptable), due à son utilisation. L’amortissement constitue alors une charge calculée, qui entraîne une baisse de résultat.

☝ À savoir : la comptabilisation de l’amortissement est obligatoire à la fin de chaque exercice.

Qu’est-ce que cela concerne ?

L’amortissement concerne la perte de valeur des actifs d’une société. Ce phénomène est lié à :

  • l’usure physique, liée au temps,
  • l’ancienneté technologique (obsolescence du matériel informatique),
  • les changements conjoncturels ou de l’environnement économique.

Lors de leur entrée au bilan comptable, et donc au patrimoine de l’entreprise à un instant T, les actifs d’une société s’accompagnent de leur valeur nette comptable, c’est-à-dire leur valeur d’achat. Or cette dernière décroît au fil du temps et ne correspond donc plus à la réalité les années suivantes.

C’est ici qu’intervient l’amortissement, afin de rectifier ces évaluations !

Pourquoi le calculer ?

Le but de l’amortissement comptable est d’enregistrer la perte de valeur de la valeur comptable et de la répartir sur chaque exercice comptable. Ainsi, cela évite de laisser des valeurs surfaites dans les livres comptables.

Son calcul permet notamment d’anticiper l’achat d’un nouveau bien, pour renouveler ces immobilisations quand leur durée d’utilisation dans de bonnes conditions sera atteinte. En effet, les pertes de valeur sont incluses dans les charges d’exploitation, ce qui permet de diminuer l’impact d’un renouvellement.

ℹ️ Notons que l’amortissement ne constitue pas une charge monétaire et n’est donc pas une réserve de liquidités.

La dotation aux amortissements

Et qu’entend-on par dotation aux amortissements ? Il s’agit de la part de l’amortissement définie pour une année donnée. L’ensemble des dotations constitue l’amortissement.

Quels sont les biens amortissables et non amortissables ?

▶︎ Sont concernés par l’amortissement :

Immobilisations corporelles 
Immobilisations incorporelles
  • les constructions et installations techniques,
  • les machines et outillages industriels,
  • les matériels et meubles de bureau,
  • les matériels de transport.
  • les brevets,
  • les licences,
  • les logiciels,
  • les sites internet.

▶︎ Ne sont pas concernés par l’amortissement :

  • les terrains,
  • les immobilisations financières,
  • les immobilisations en cours,
  • le droit au bail.

☝️ Pour être comptabilisé, l’amortissement doit répondre à deux conditions :

  • avoir une valeur supérieure ou égale à 550 euros HT,
  • sa durée d’usage doit être supérieure à une année.

Comment calculer l’amortissement ?

Prérequis : la durée d’amortissement

La durée d’amortissement d’une immobilisation correspond à une durée d’usage réelle estimée après recherches tenant notamment compte :

  • de l’obsolescence du bien,
  • de la fréquence d’utilisation par l’entreprise,
  • du renouvellement prévu, etc.

Voici quelques exemples de ces durées d’amortissement :

Type d’immobilisation Durée d’amortissement
Automobile 4 à 5 ans
Matériel de bureau 5 à 10 ans
Bâtiments commerciaux 20 à 50 ans
Bâtiments industriels 20 ans
Entrepôts 20 ans
Outillage 5 à 10 ans
Ordinateurs 3 à 5 ans
Logiciels 1 à 3 ans
Mobilier 10 ans

💡 À savoir : un écart de 20 % par rapport à ces durées indiquées est toléré par l’administration fiscale, si cela est justifié.

L’amortissement linéaire

Dans le cas de l’amortissement linéaire, l’annuité (qui correspond au montant de l’amortissement d’un bien immobilisé calculé pour un an) est invariable d’un exercice comptable à l’autre.

👉 Exemple : un bien amorti sur 10 ans aura une dotation annuelle de 0,1 (ou 10 %) de la valeur d’achat du bien.

Voici les étapes pour procéder au calcul :

1.  Le taux d’amortissement d’un bien est déterminé comme suit :

Taux d’amortissement = (1/durée d’utilisation)

👉 Exemple : une voiture a une durée d’amortissement de 5 ans. Son taux d’amortissement sera de : 1 / 5 = 0,20.

2.  Il convient ensuite de calculer la base amortissable, soit le montant utilisé pour le calcul des annuités d’amortissement.

👉 Elle correspond à la valeur d’entrée brute du bien dans le patrimoine.

3.  On peut à présent calculer le montant des annuités d’amortissement :

Annuité d’amortissement = Taux d’amortissement x Base amortissable

👉 Exemple : dans le cas de la voiture, sa base amortissable correspond à son coût d’achat qui est de 12 000 €. Son annuité sera de : 0,20 x 12 000 = 2 400 €.

4.  Dans le cas où l’entreprise n’a pas acquis et mis en service le bien au premier jour de l’exercice, le calcul des annuités d’amortissement de la première et de la dernière année doit être revu. L’ajustement s’effectue au prorata temporis.

Taux d’amortissement x (nombre de jours utilisés/360) x Base amortissable

👉 Exemple : la voiture est mise en service le 01/06/N. Elle va donc servir uniquement pendant 210 jours sur 360 l’année N, et pendant 150 jours de l’année N+5.

  • Calcul de la première annuité : 0,20 x (210/360) x 12 000 = 1 400 €
  • Calcul de la dernière annuité : 0,20 x (150/360) x 12 000 = 1 000 €

L’amortissement dégressif

L’amortissement dégressif, également appelé amortissement fiscal, prévoit une dotation aux amortissements plus élevée les premiers exercices, et qui diminue un peu plus à chaque exercice suivant.

Quel est l’avantage d’une telle pratique ? Cela permet par exemple aux jeunes entreprises de déduire de plus gros montants au début de leur activité, payer ainsi moins d’impôts et provisionner plus de trésorerie.

⛔️ À savoir : depuis le 1e janvier 2020, l’amortissement dégressif ne peut plus être utilisé pour l’acquisition de nouvelles immobilisations. Vous devez en revanche continuer les amortissements dégressifs ayant débuté avant cette date jusqu’à l’amortissement total. C’est pourquoi nous vous avons présenté ici uniquement le calcul de l’amortissement linéaire.

Exemple de plan d’amortissement linéaire

Données de l’exemple :

  • Type d’immobilisation : ordinateur
  • Durée d’amortissement : 4 ans
  • Prix d’achat : 3 000 €
  • Date de mise en service : 25/03
  • Taux d’amortissement : 0,25 (ou 25 %)
  • Prorata première année : 275/360
  • Prorata dernière année : 85/360
  • Tableau plan d’amortissement linéaire
Année Calcul Amortissement Amortissement cumulé Valeur nette comptable (VNC)
N 3000 x 0,25 x (275/360) 572, 92 572,92 2427,08
N+1 3000 x 0,25 750 1322,92 1677,08
N+2 3000 x 0,25 750 2072,92 927,08
N+3 3000 x 0,25 750 2822,92 177,08
N+4 3000 x 0,25 x (85/360) 177,08 3 000  0

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Vous souhaitez mieux comprendre les autres écritures comptables ? Lisez nos articles sur : 

Article mis à jour, initialement publié en mars 2020.

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