La Méthode Agile (Scrum) : Vos projets en toute agilité !

La méthode agile : qu'est-ce que c'est et comment ça marche ?

Qu’est-ce qu’une méthode agile ?

Cette méthode de gestion de projet est de plus en plus utilisée par les entreprises pour le développement logiciel, et parfois pour d’autres types de projets.

Si les mots Scrum, Lean, sprint, méthode Kanban ou product owner sont des notions aussi floues que des caractères chinois, rassurez-vous : à la fin de l’article, vous saurez qu’est-ce qu’une méthode agile et comment choisir la vôtre parmi les différentes méthodes agiles existantes.

Nous développerons un peu plus la méthode agile Scrum qui est la plus populaire.

Comment mettre en place la méthode agile dans votre entreprise ? Nous vous livrons 6 bonnes pratiques de gestion de projet agile.

Levez les barrières et passez à l’agile !

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Qu’est-ce qu’une méthode agile ?

Méthode agile : définition

La méthode agile est une approche de gestion de projet qui prône une démarche collaborative, itérative et incrémentale. Elle est dite agile, car elle permet de prendre en compte à la fois les besoins initiaux et ceux générés par les changements futurs.

méthode agile

source : manurenaux.wp.imt.fr

Cette nouvelle approche de gestion de projet a émergé à une époque où le taux d’échec des projets informatiques était particulièrement élevé, car les méthodologies linéaires et prédictives de type cascade, comme la méthode Waterfall ou le cycle en V, ne laissent pas la place aux imprévus et aux changements.

Résultat ? Les équipes projet se retrouvent confrontées à l’effet tunnel : elles se rendent compte trop tard des problèmes ou que le produit ne répond pas (ou plus) aux attentes. Cela va souvent de pair avec du retard dans la livraison ou un budget dépassé.

méthode agile effet tunnel

source : manurenaux.wp.imt.fr

L’approche agile

La démarche itérative signifie répéter un processus jusqu’à obtention d’un résultat voulu. L’idée est de développer une première version fonctionnelle d’une composante du produit. Celle-ci n’a pas vocation à être parfaite, mais à être exploitable par les utilisateurs afin d’être testée en conditions réelles, pour ensuite être améliorée. C’est ainsi que l’on peut identifier au plus tôt des bugs ou des besoins non comblés, et rectifier le tir.

L’approche incrémentale induit le développement du produit morceau par morceau. Les méthodes en cascade découpent le projet de manière horizontale, c’est à dire chantier par chantier. En agile, l’approche incrémentale verticale vise à construire successivement des éléments fonctionnels.

L’image ci-dessous illustre les concepts d’itération et d’incrémental :

méthode agile itérative et incrémentale

© medium.com

Exemple d’application de la méthode agile

Si l’on prend pour exemple la construction d’une voiture :

  • avec une approche horizontale : on construit les roues, puis la carrosserie, le moteur, les phares, le moteur, etc. ;
  • avec une approche verticale : on construit une voiture très minimaliste qui peut rouler grâce aux éléments essentiels, puis on améliore chaque élément déjà construit, puis seulement on ajoute les éléments secondaires (sièges moelleux, peinture, phares, GPS, etc.).

méthode agile

© Henrik Kniberg

Les fondements de la méthode agile : le Manifeste Agile

Principes et objectifs du Manifeste Agile

En 2001, 17 professionnels du développement logiciel se réunissent pour mutualiser et formaliser leurs bonnes pratiques. Ils rédigent alors le Manifeste Agile, ou Agile Manifesto en anglais.

L’objectif de cette bible de l’agilité ? Encourager l’amélioration du développement de logiciels en s’appuyant sur quatre valeurs :

Nous privilégions…✅ plutôt que…❌
les individus et leurs interactions les processus et les outils
des logiciels opérationnels une documentation complète
la collaboration avec les clients la négociation contractuelle
l’adaptation au changement le suivi rigide d’un plan

Les 12 valeurs du Manifeste Agile

  1. la satisfaction client, la grande priorité ;
  2. une ouverture aux demandes et aux changements, qui donnent de la valeur au projet ;
  3. des livraisons fréquentes reposant sur des cycles courts ;
  4. une coopération étroite, voire la co-construction, avec les utilisateurs ;
  5. un cadre de travail motivant qui favorise l’autonomie des parties prenantes ;
  6. les communications en face à face sont privilégiées, car plus riches et plus efficaces ;
  7. des livraisons d’éléments opérationnels uniquement
  8. un rythme soutenable et constant adapté aux acteurs du projet ;
  9. une qualité technique de l’équipe pour s’adapter en permanence ;
  10. de la simplicité, en allant à l’essentiel et en minimisant tout travail inutile ;
  11. une équipe autonome, qui s’organise elle-même pour une meilleure performance ;
  12. une adaptation régulière des méthodes, processus et outils, pour gagner en efficacité.

Pourquoi travailler en mode agile ?

La gestion de projet agile apporte :

  • une grande souplesse : les imprévus sont mieux gérés et pris en compte, et vous êtes plus réactifs ;
  • des relations de confiance et de collaboration entre l’équipe et le client, grâce à la fréquence et la régularité des échanges ;
  • une visibilité en temps réel de l’avancement du projet, grâce à un contrôle qualité constant. Le client peut demander des ajustements tout au long du projet et vous êtes en mesure d’y répondre ;
  • une meilleure maîtrise des coûts. Après chaque étape, l’équipe fait le point sur le budget consommé pour arbitrer : poursuivre, suspendre ou annuler certaines tâches, voire le projet.

Quelles sont les différentes méthodes agiles ?

Quelle méthode agile choisir ?

Voici ci-dessous un descriptif des méthodes agiles les plus utilisées, pour vous aider à choisir celle qui vous conviendra le mieux.

Extreme Programming (XP)

Avec Scrum, elle fait partie des méthodes agiles les plus utilisées en entreprise.

Elle doit son succès au fait de pousser les valeurs de l’agile à l’extrême, qui permettent une grande flexibilité. Avec XP, il y a peu de place pour les écarts entre attentes et résultats :

  • des spécifications fonctionnelles des éléments importants uniquement,
  • des itérations très courtes et rapides,
  • une véritable intégration du client dans le projet,
  • des valeurs importantes (courage, respect, communication, feedback et simplicité),
  • une planification très souple,
  • des estimations budget à court terme,
  • un apprentissage continu,
  • des binômes de développeurs pour une relecture du code en temps réel.

👉Pour qui ? Les équipes jusqu’à 12 développeurs.

Lean

Avec Lean, l’idée est de maximiser la qualité en évitant le gaspillage des ressources humaines, financières et temporelles grâce à :

  • une production en flux tendu,

  • une diminution des stocks,
  • la maîtrise des délais,
  • la maximisation de la qualité (réduction des défauts),
  • la gestion des compétences,
  • une réduction des coûts.

👉Pour qui ? Les industries de type automobile et tout type de structure, particulièrement celles qui ont de petits moyens ou ressources.

Crystal Clear

La méthode Crystal Clear se caractérise par un cadre très léger, mais une vision et des recommandations poussées. Peu de choses sont planifiées il y a quand même quelques règles à suivre :

  • une équipe composée d’un architecte et de deux à sept développeurs ayant un espace dédié avec tableaux blancs et post-it (Kanban) ;
  • un accès direct aux utilisateurs ;
  • des livraisons mensuelles ;
  • une communication fluide et non formalisée ;
  • une vision claire et connue de tous ;
  • des réflexions d’amélioration régulières ;
  • des tests automatisés.

👉Pour qui ? Petites équipes jusqu’à 6 développeurs.

Feature-Driven Development (FDD)

Centrée sur le design et le développement, elle accorde du temps à la phase de conception, afin de limiter les risques d’avoir une idée éloignée du résultat final (notamment grâce à un diagramme UML). Elle se caractérise par :

  • six rôles clés,
  • une segmentation projet (modèle général, périmètre, liste de fonctionnalités, etc.),
  • une grande implication de l’utilisateur final,
  • un suivi rapproché avec des outils de gestion de projet,
  • une importance accordée à la qualité finale.

👉Pour qui ? Une équipe jusqu’à 20 développeurs

Dynamic System Development Method (DSDM)

Cette méthode requiert une étude de faisabilité en amont, qui validera ou non le projet, suivi d’un rapport et de spécifications fonctionnelles. Elle repose sur :

  • des utilisateurs impliqués dès le début du projet,
  • une autonomie des équipes,
  • des livraisons et des synthèses projet régulières,
  • une remise en question permanente,
  • des tests continus,
  • une coopération rapprochée des équipes.

👉Pour qui ? Adaptable, elle convient à tout type de structure.

Scrum

La plus utilisée des méthodes agiles. Nous la décrivons en détail ci-après.

👉Pour qui ? Équipe entre 5 et 10 personnes.

Focus sur la méthode agile Scrum

Qu’est-ce que la méthode Scrum ?

Véritable framework de management de projet, Scrum place le changement au cœur de son développement : si une déviation est constatée par rapport aux objectifs fixés pendant les phases de réalisation du projet, alors la démarche et les processus sont adaptés immédiatement pour répondre aux nouveaux besoins.

ℹ️ D’abord conçue spécifiquement pour les équipes de développement et leurs projets techniques, la méthode Scrum est en réalité applicable à tout type de business ou de projet, notamment marketing.

Si Scrum est la plus utilisée des méthodes agiles, c’est parce que c’est une méthode clés en main qui peut se mettre en place très rapidement, et qu’elle repose sur une démarche empirique, permettant d’adapter la méthode au fur et à mesure.

Les parties prenantes de la méthode Scrum

Il y a une répartition des rôles bien précise au sein de la méthodologie agile Scrum. Les rôles principaux sont :

  • le Product Owner (responsable produit) : sorte de chef de projet, il porte la vision du produit,
  • le Scrum Master (maître de mêlée) : il est le garant de la méthode et des valeurs Scrum,
  • la Team (équipe) : elle réalise le produit.
Partie prenante Rôle
👤Product Owner
  • représente les intérêts du client,
  • intervient sur la partie fonctionnelle,
  • définit les fonctionnalités du produit final,
  • redéfinit les priorités des tâches et les spécificités du produit au fil des sprints.
👌Scrum Master
  • partie intégrante de l’équipe, il est coordinateur du projet,
  • garant de l’application du cadre méthodologique Scrum par l’équipe,
  • favorise les interactions, le travail en autonomie et la communication,
  • tel un coach, il aide l’équipe à avancer tout en cherchant en permanence à s’améliorer.
👥Team
  • les membres de l’équipe qui travaillent sur le projet,
  • l’expertise métier (souvent les développeurs).

Le déroulement d’un projet avec la méthode Scrum

La méthode Scrum découpe un projet en différentes phases appelées sprint ou itération.

Chaque sprint doit avoir lieu sur une durée de 2 à 4 semaines, et chacun d’entre eux doit avoir la même durée.

Le nombre de sprints et leur durée sont définis après le cadrage du projet, où sont déterminés la vision du produit final, la liste des éléments à développer (backlog) et le temps nécessaire pour les développer.

Un sprint comprend 4 phases bien définies que nous allons détailler ci-dessous.

La planification du sprint

L’équipe développement, le product owner et éventuellement le Scrum Master font une réunion afin de déterminer :

  1. l’objectif du sprint, définissable en une phrase simple qui servira de fil conducteur ;
  2. les éléments du backlog qui pourront être livrés, au regard des priorités et du temps nécessaire à la réalisation ;
  3. l’inventaire des tâches à réaliser pour livrer les éléments.

La durée de cette réunion dépend de la longueur du sprint, chaque semaine de sprint nécessitant 2 h de réunion.

Les mêlées quotidiennes

Chaque jour, l’équipe de développement se réunit debout pendant 15 min. Chacun exprime :

  1. ce qu’il a réalisé la veille,
  2. ce qu’il va réaliser aujourd’hui,
  3. les obstacles qui peuvent empêcher de réaliser une mission.

Ces réunions permettent de faire naître un esprit d’équipe et favorisent la remontée d’informations régulière, indispensable pour être agile.

La revue du sprint

Elle a lieu à la fin du sprint entre le Product Owner et les parties prenantes clés et permet :

  1. d’inspecter chaque incrément du sprint ;
  2. de faire un état d’avancement et adapter le backlog si besoin ;
  3. de déterminer si les fonctionnalités développées conviennent au Product Owner et aux utilisateurs finaux ;
  4. de réajuster la suite du projet en conséquence ;
  5. de faire le point sur la performance du sprint et les difficultés rencontrées ;
  6. évoquer le contenu du prochain sprint.

Pour la durée de cette réunion, on alloue 1 h par semaine de sprint.

La rétrospective de sprint

Cette réunion animée par le Scrum Master, permet d’analyser le déroulé du sprint qui vient de se terminer afin d’en tirer des leçons pour que le prochain sprint soit encore plus efficace.

L’idée est que chacun contribue avec ses idées au plan d’action d’amélioration.

Cette réunion ne dure pas plus de 3 h pour un sprint de 4 semaines.

 

Réussir la mise en place d’une gestion de projet agile : 6 bonnes pratiques

N° 1 : faire des tests réguliers

Le meilleur moyen d’appréhender les besoins des utilisateurs et du client est de permettre à ces derniers de tester le produit au fur et à mesure, en situation réelle.

Un produit réussi est celui qui correspond le mieux aux besoins des utilisateurs.

On évite ainsi l’effet tunnel, mentionné plus tôt dans cet article, et on réduit le délai entre la formulation d’un besoin et sa concrétisation. Le produit est enrichi au fur et à mesure et sa conformité est vérifiée régulièrement.

N° 2 : rester ouvert aux changements

Dans tout projet, les aléas sont inévitables. Aussi, les équipes projet sont parfois confrontées à des changements de cap et de directives par rapport au lancement.

De tels changements doivent être considérés comme des opportunités plutôt que des obstacles. En effet, de nouvelles idées peuvent émerger et apporter des fonctionnalités au produit non planifiées initialement, et ainsi créer de la valeur.

L’ouverture au changement est primordiale pour créer les conditions optimales de l’innovation.

N° 3 : communiquer efficacement

Une communication directe plutôt que via des outils : mails, notifications ou spécifications écrites sont autant d’occasions qui peuvent mener à une mauvaise compréhension ou interprétation.

Finalement, communiquer en face à face reste la clé en rassemblant tous les acteurs, sans intermédiaire. L’interaction est cruciale au quotidien pour tendre vers un objectif clair orienté « produit ».

N° 4 : privilégier l’essentiel pour le produit

Le cahier des charges d’un projet est souvent très fourni et contient plus de fonctionnalités que nécessaire, dont la plupart ne seront peut-être même pas utilisées. Il s’agit d’adopter une démarche minimaliste, en donnant la priorité aux fonctionnalités à la plus grande valeur ajoutée.

Ainsi, une première version du produit doté de ses fonctions essentielles pourra rapidement être mise au point, puis testée par les utilisateurs. Selon les résultats des tests, d’autres fonctionnalités pourront être ajoutées, modifiées, perfectionnées, etc.

N° 5 : viser l’amélioration continue

L’idée n’est pas d’élaborer un plan parfaitement détaillé du projet avant même son lancement, mais de tester les pratiques et les techniques efficientes pour un projet unique. Grâce aux itérations, l’équipe remet régulièrement en cause sa façon de travailler et se fonde sur une approche empirique pour optimiser son efficacité.

Il est ainsi permis de conserver les méthodes « gagnantes » ou de rejeter les moins efficaces, toujours dans l’optique d’améliorer le processus de réalisation global. L’expérience venant avec la pratique, on peut lancer plus tôt le projet et perdre moins de temps à le planifier.

N° 6 : maîtriser simplement la gestion de son projet agile

Pour suivre l’état d’avancement d’un projet agile, rien de tel qu’un logiciel de gestion de projet pour avoir une bonne vision d’ensemble, et même utiliser des outils agiles. Nous vous en présentons quelques-uns.

Le logiciel de gestion de projet et de PPM CA Clarity PPM favorise une approche agile en intégrant notamment un tableau Kanban :

CA Clarity PPM

 

La plateforme collaborative monday.com est parfaitement adaptée à l’agilité, notamment grâce à des fonctionnalités de gestion des rôles Scrum, du backlog et une vue Kanban.

 

monday

De même, le logiciel Planview s’utilise très bien à l’appui de la méthode Scrum, car il intègre nativement des outils tels que Kanban ou encore Backlog items.

planview

Enfin, compatible avec toutes les méthodes de gestion de projet, le logiciel Sciforma sera également un allié pour planifier et gérer vos projets selon les méthodologies agiles, grâce à sa rapidité de configuration et sa capacité à évoluer avec vos projets.

sciforma

En route vers l’agilité

Le défi principal, au cœur de l’agilité, est de livrer de la valeur le plus tôt possible pour satisfaire le client dans un environnement qui tend à se complexifier (concurrence, incertitude des évolutions du marché, etc.).

Finalement, l’agile permet de créer et de livrer un produit de qualité et à grande valeur ajoutée, tout en s’adaptant aux changements de son environnement.

Pour cela, des principes et des valeurs doivent guider toute conduite de projet agile, et des logiciels facilitant le travail collaboratif, comme nous l’avons évoqué, peuvent être des atouts majeurs.

Vous le savez déjà, mais il faudra s’assurer que les collaborateurs concernés soient bien formés (ou recruter les personnes ayant les compétences), et opérer une conduite du changement afin que l’agilité fasse partie intégrante de la culture d’entreprise.

Et vous, avez-vous adopté la culture de l’agile dans votre organisation et, si oui, quels sont vos retours d’expérience ? Si non, quels sont vos freins ?

Article mis à jour, publié initialement en mai 2019.

 

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